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Accueil du site > Grand Voyage > Organisation du voyage au long cours > Une expérience de la traversée Panama - Galapagos

Rubrique : Organisation du voyage au long cours

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Une expérience de la traversée Panama - GalapagosVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Février 2012, (màj Avril 2012) par : Jomandy   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Sommaire :

  1. Généralités
  2. La meilleure époque pour traverser
  3. La route
  4. Les vents
  5. Les courants
  6. L’état de la mer
  7. El Nino et la Nina
  8. Les prévisions de courants océaniques de surface
  9. Le logiciel NAVIMAIL
  10. Les filets de pêche dérivants

1 - Généralités :

Cette traversée d’environ 900 mn est l’une des plus ennuyeuses et des plus frustrantes d’un tour du monde à la voile classique par les tropiques, à cause des conditions météorologiques que l’on peut rencontrer sur cette route et de la traversée du pot au noir du Pacifique Est.
On rencontre des zones de calmes qui obligent à de longues heures de moteurs, de forts courants (favorables, mais aussi défavorables !), des grains, et des vents capricieux, obligeant souvent à d’incessants changements de voiles, puis qui s’essoufflent au mauvais moment, et qui enfin s’orientent bien trop souvent dans le nez !

Bref pour beaucoup c’est la traversée ‘’ galère’’ !

Néanmoins il est possible d’optimiser sa route, rendre la traversée moins pénible, et réduire les heures de moteur (qui souvent se transforment en longues journées !) et la facture de carburant qui va avec, en analysant bien à la fois la météo et les courants océaniques de surface qui sévissent sur cette route.

Pour la météo il y a déjà beaucoup de sites de prévisions sur l’internet (Windfinder, WeatherOnline, Passage Weather, etc...), mais depuis peu il est aussi possible d’obtenir par Internet des cartes et prévisions de courants océaniques de surface, grâce aux données altimétriques transmises par satellite. (Voir le paragraphe ci-après sur les prévisions de courants océaniques de surface)

2 - La meilleure époque pour traverser :

  • En général les voiliers se lancent sur cette traversée entre janvier et avril, pour ensuite, apres avoir passé quelques semaines aux Galapagos, continuer vers la Polynésie au début de l’automne austral (entre mars et mai), qui est le moment où l’alizé du SE commence à s’établir, et aussi quand la saison des cyclones se termine dans le Pacifique S.
  • Pour donner l’exemple d’un choix de traversée, sans doute à une mauvaise époque, nous avons rencontré un ketch français au iles Perlas à Noel 2011, qui allait se lancer pour la 3eme fois en 8 mois sur ce trajet :
    • La 1ere tentative fut fin mai 2011 : ils ont dû rebrousser chemin à quelques dizaines de miles de l’ile de Malpelo, à cause du vent et fort courant contraires (4,5N au loch et zéro sur le fond !) et d’une mer très agitée, avec 3 houles différentes qui levaient des petites pyramides d’eau devant leur étrave.
    • La 2eme tentative eut lieu en septembre 2011, quand ils ont pris un fort coup de vent de SO à 50 mn au sud des Perlas, avec des rafales à 50N. En général à cette époque de l’année la bonne fenêtre météo s’est fermée depuis bien longtemps, et le régime de brise est bien souvent du SO, avec des vents contraires assez soutenus, voire forts.
    • Pour leur 3eme tentative, ils se sont résignés à attendre fin janvier/début février pour le faire à une époque sans doute plus favorable, et améliorer leurs chances d’arriver à bon port !
  • Donc les conseils donnés ici sont valables pour effectuer cette traversée entre janvier et mars, avec l’intention de naviguer le plus possible à la voile.
  • Certains vous diront de ne pas se casser la tête, prendre un maximum de gas-oil, et tracer au moteur dès que le vent n’est pas favorable, mais pour beaucoup de bateaux il y aura un problème d’autonomie en carburant, car il y a tout de même 900 mn à parcourir (sans compter la facture de carburant !).

3 - La route

  • Tout d’abord, et sauf si vous décidez de la faire au moteur, il est déconseillé de tenter la route directe, orthodromique, car il y a de grandes chances pour que le courant vous fasse dériver trop à l’O, surtout en arrivant près de l’équateur.
  • La route conseillée ci-après est donc pour ceux qui veulent bien s’efforcer de naviguer à la voile.
  • Elle peut être divisée en 3 parties, dont chacune pourra varier en fonction des vents et des courants rencontrés.
  • Je décris ici le cas de notre traversée, effectuée durant la 3eme semaine de janvier 2012, en 8 jours 5h30 avec notre Oceanis 411 de 12,60m et 2m de TE. Nous avons fait 30h de moteur pour traverser la zone sans vent du pot au noir, et 12h de plus, faute de vent, pour les 60 derniers miles à l’arrivée sur San Cristobal, :
  • Le golfe de Panama et la sortie du golfe, jusqu’à environ 5 degrés de latitude N (5N) : sur cette partie il faut profiter au maximum du vent et du courant portant, en prenant un cap environ au 200 dans le golfe, pour s’écarter de la partie près des Perlas, où le courant est souvent contraire, sans trop s’approcher non plus du cap de Punta Mala à l’O, où la mer est souvent très agitée, puis ensuite tirer plein S dès la sortie du golfe de Panama
  • La zone autour de l’ile de Malpelo, à peu près entre 5N et 2N, avec le passage de la zone intertropicale de convergence (ZIC), ou plus exactement de la zone du thalweg de mousson (monsoon trough en anglais). C’est dans cette zone que l’on a le plus de (mal)chance de rencontrer soit des calmes et de faire pas mal d’heures de moteur, soit des vents faibles, constamment variables, avec des grains, qui vous obligent à d’incessants changements de voile. C’est le régime du pot au noir.
  • Il y a aussi 2 options : passer à L’E, ou bien à l’O de l’ile de Malpelo.
  • Jimmy Cornell dans son livre ‘’Les routes de grandes croisières’’ conseille de passer à l’E, pour profiter du courant favorable et faire un maximum de S, afin d’une part de ne pas trop dériver vers l’O quand on rentrera dans la veine du courant de Humboldt, qui porte à l’O vers environ 1N de latitude, et d’autre part d’essayer d’atteindre le plus rapidement possible le vent de SE que l’on peut espérer toucher vers l’équateur. Cette opinion est partagée par plusieurs skippers que j’avais rencontré et qui avaient déjà fait cette traversée, et je suis du même avis.
  • Nous avons donc suivi un cap au 210 de 5N30 jusqu’à 2N45, en passant à environ 50 mn à l’E de Malpelo.
  • A partir de 5N30 nous avons mis le plus de S dans notre cap, en avancant sous voiles, au près serré, avec 5N de brise SE, tout en restant sur le bord E de la veine de courant favorable (voir ci-après les conseils pour les courants). Nous avancions alors à 2,5N au loch, mais à 5N sur le fond grâce au courant !
  • A la latitude de Malpelo, le vent est completement tombé, et il nous a fallu 30h de moteur pour passer la ‘’monsoon trough’’, en gardant le même cap au 210 pour rester dans la bonne veine de courant, car plus à l’E le courant remontant la cote de Colombie est fortement contraire. Nous avons ensuite ‘’ touché’’ une petite brise de 5N de SE à environ 2N45
  • La descente sur l’équateur et le virage vers les Galapagos : c’est dans cette partie qu’il faut bien négocier le vent et les courants, pour éviter de dériver trop à l’O. Il faut s’efforcer de descendre le plus S possible jusqu’à toucher le vent qui en général est du SE (malheureusement quelquefois il est plus S voire SSO, donc dans le nez !). Si l’on a un bateau qui remonte bien au vent, on gardera le près serré jusqu’à l’arrivée, si le vent veut bien souffler, car une fois l’équateur passé, et en arrivant près des Galapagos, il est de plus en plus asthmatique ! Nous avons ainsi parcouru les derniers 60 mn au moteur.
  • Si l’on garde le près serré avec une brise SE, alors la route s’infléchira toute seule vers les Galapagos, avec un cap environ au 240, à cause du courant portant de plus en plus à l’O.
  • Ainsi entre 0N30 et 0S15, et sur environ 70 mn, nous marchions ‘’en crabe’’, au près serré sous voiles, avec un vent SSE de 7N. Cap magnétique au pilote réglé à 190 degrés, mais cap réel sur le fond au 240 !
  • Par contre si l’on a fait l’erreur de tirer directement sur les Galapagos depuis Malpelo, avec un cap environ au 240, on a toutes les chances de se faire ‘’embarquer’’ par le fort courant portant à l’O.
  • Cette mésaventure est arrivée à plusieurs voiliers, qui ont dû remonter vers l’E, soit sous voiles en tirant un bord qui les a fait quasiment rebrousser chemin, soit continuer sur les Galapagos au moteur, en voyant leur réserves de carburant fondre rapidement contre le vent et le courant !

4 - Les vents

  • Le golfe de Panama et la sortie du golfe
    • Durant le 1er trimestre de l’année, au depart de Panama, il faut essayer d’attendre que :
      • l’alizé soufflant dans la Caraïbe se renforce bien, et en passant au dessus de l’isthme de Panama vous donne un bon vent portant, qui peut vous pousser jusqu’à 5N ou même 4N, et avec en prime de belles moyennes journalières. Ou bien..
      • Attendre un des fronts froids du N qui quelquefois descendent en hiver le long de la cote Pacifique de l’Amérique centrale, jusqu’à la latitude du Panama et vous poussera aussi assez loin au S
  • La zone autour de l’ile de Malpelo, à peu près entre 5N et 2N
    • C’est dans ces latitudes que sévit la ‘’monsoon trough’’, que l’on peut voir sur les cartes météo fax du NOAA (le service météo US), qui d’un jour sur l’autre monte ou descend en latitude, et s’étend plus ou moins vers l’E, et peut même rentrer dans le golfe de Panama.
    • Le vent de N qui vous aura porté depuis le golfe de Panama s’affaiblira progressivement, pour laisser place à de la brise légère et variable, puis à la pétole complète, avec quelquefois de nombreux grains.
    • C’est à ce moment que la risée Perkins (ou Volvo, ou autre !) devra prendre la relève pour une durée qui dépendra de la largeur de la ‘’monsoon trough’’ et de la capacité de votre voilier à reprendre la marche sous voiles, dès que vous toucherez de la brise légère en sortie de cette zone de calmes : brise qui malheureusement est souvent orientée dans le quadrant sud et oblige à du près très serré.
    • Avec notre quillard remontant bien au près, nous avons repris la marche sous voiles dès que nous avons touché une brise SE de 5N, avec une vitesse d’environ 4N sur le fond grâce au courant favorable.
    • Le nombre d’heures de moteur est très aléatoire, car tout dependra de la position et de la largeur de la zone de calmes au moment où vous la traverserez, et du courant que vous rencontrerez.
  • La descente sur l’équateur et le virage vers les Galapagos
    • Après la zone de calmes, vous devriez toucher de la brise de SE (s’il est S ou SSO c’est pas de chance !), qui pourra progressivement se renforcer jusqu’à 10N voire 15N à certaines périodes durant votre traversée, croisez alors les doigts pour qu’elle se maintienne en force et en direction jusqu’à votre arrivée aux Galapagos, car elle a souvent tendance à s’essouffler !

5 - Les courants

  • Sur la route classique de tour du monde par les tropiques, c’est une des rares traversées où le courant peut vraiment être un casse-tête, et vous rendre la navigation très ‘’galère’’.
  • En fait il s’agit d’un cocktail de plusieurs courants, dont la force la direction et la position sont affectées par de nombreux facteurs : vents, pression atmosphérique, époque de l’année, et action des phénomènes El Niňo et La Niňa.
    • Le courant chaud du Panama, qui sort du golfe de Panama avec une direction N-S, et vous sera favorable en général jusqu’au S de Malpelo
    • Le courant le long de la cote de Colombie et la partie E du golfe de Panama, qui remonte vers le N, et est donc contraire à votre route. Dans la partie E du golfe de Panama, il atteint quelquefois les iles orientales de l’archipel des Perlas, où de plus il faut compter entre les iles avec les courants de marée, qui sont aussi quelquefois défavorables. Pour un départ depuis les iles Perlas, il est donc conseillé de s’éloigner tout d’abord vers l’O, en prenant un cap SSO, jusqu’à rentrer dans le courant du Panama.
    • Le courant froid de Humboldt, qui remonte du S le long de toute la cote Pacifique de l’Amérique du sud, jusqu’à peu près le niveau de l’équateur, puis prend une direction O, pour amener ses eaux froides aux Galapagos, et faire le bonheur des otaries et pingouins locaux, et votre malheur en vous faisant trop dériver à l’O, si vous n’y prenez pas garde !
    • Cependant c’est ce courant qui est le plus affecté par El Niňo et La Niňa, qui feront varier son intensité et la latitude à laquelle il s’oriente à l’O.
    • Le contre-courant nord équatorial, qui traverse tout le Pacifique, juste au N de l’équateur, et qui porte vers l’E. Suivant sa position, qui elle aussi dépend des conditions météo, et de El Niňo et La Niňa, il pourra être défavorable si vous passez à l’O de Malpelo, et continuez sur une route directe vers les Galapagos.
      - 
  • Le golfe de Panama et la sortie du golfe
    • Au départ de Panama ou des iles Perlas, il faut prendre un cap SSO, environ au 200, pour profiter du courant favorable assez fort dans le golfe de Panama (nous avons eu jusqu’à 3N), tout en s’écartant de la partie E du golfe, et de la zone des iles Perlas, où le courant contraire porte au N.
    • Dès la sortie du golfe, il faut orienter sa route plein S au 180 pour profiter du vent et du courant portants, comme expliqué dans le paragraphe 2 ci-dessus.
      - 
  • La zone autour de l’ile de Malpelo, à peu près entre 5N et 2N
    • Comme indiqué plus haut, l’idée est de faire un maximum de cap au S, mais du fait de l’orientation NE-SO de la cote de Colombie , et que le courant près de cette cote porte au N, la meilleure route sera le plus à l’E possible et à peu près parallèle à la cote, soit un cap environ au 210.
    • C’est pour rester le plus à l’E possible, sans se faire prendre dans le courant contraire portant au N, tout en restant aussi dans la veine de courant favorable, qu’il est intéressant de connaitre la position des veines de courant dans cette zone.
    • Cette information peut être obtenue quotidiennement, en cours de traversée, grâce aux cartes de courant fournies par METEO FRANCE et leur logiciel gratuit NAVIMAIL, si vous avez la possibilité de recevoir à bord des fichiers GRIB, par exemple par SAILMAIL ou WINLINK, ou par téléphone satellitaire. (voir ci-après le paragraphe sur les prévisions de courants océaniques). Ensuite vous ouvrez le fichier GRIB avec MAXSEA (c’est en fait un fichier météo) et vous voyez les courants s’afficher sur votre carte marine !
  • La descente sur l’équateur et le virage vers les Galapagos
    • Plus on se rapproche de l’équateur, et plus le courant changera de direction, car le courant de Humbolt deviendra de plus en plus dominant, et vous fera dériver tout d’abord vers le N, puis le NO, et enfin franchement l’O quand vous rentrerez dans l’hémisphère sud, et que vous vous rapprocherez des Galapagos.
    • Certains bateaux ont ainsi quelquefois rencontré du courant contraire au N de l’équateur, lorsqu’ils se trouvaient un peu trop à l’O de la route conseillée.
    • De nouveau, les cartes fournies par NAVIMAIL peuvent être bien utiles pour négocier les meilleures veines de courant.Voir plus loin le paragraphe sur les prévisions de courant et le logiciel NAVIMAIL.

6 - L’état de la mer

  • Dans le cas de notre traversée, fin janvier 2012, nous avons été agréablement surpris par la clémence de Neptune sur ce trajet, qui s’est déroulé dans des conditions idéales de confort à bord
  • Le golfe de Panama et la sortie du golfe :
    • Mer peu agitée, malgré la bonne brise portante de N. La longue houle de SO venant du Pacifique Sud était à peine perceptible.
  • La zone autour de l’ile de Malpelo, à peu près entre 5N et 2N :
    • Le vent étant tombé, la mer était pratiquement plate, la longue houle de SO était, elle aussi, très aplatie.
  • La descente sur l’équateur et le virage vers les Galapagos :
    • Mer peu agitée avec la brise légère que nous avions, par contre la longue houle de SO s’est progressivement levée, mais elle était très longue, et n’a jamais depassé un mètre.
  • Ces conditions de mer sont celles que nous avons rencontrée, et sont evidemment susceptibles de varier suivant les vents rencontrés, et l’époque de la traversée. La longue houle de SO venant du Pacifique S peut être bien différente suivant les dépressions qui passent bien loin dans les latitudes S. La mer peut être aussi plus dure si vous êtes dans une zone où la direction du vent s’oppose à celle d’un fort courant.

7 - El Nino et La Nina

  • Comme indiqué plus haut, ces 2 phénomènes ont un impact important sur les conditions météo et les courants océaniques rencontrés sur cette route.
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  • Sans rentrer trop dans des détails que tout un chacun pourra obtenir en faisant quelques recherches faciles sur l’internet, on pourrait résumer qu’en ce qui concerne cette route :
    • El Niňo a tendance à affaiblir le courant froid de Humboldt, qui n’atteindra plus les Galapagos, donc les courants chauds du Panama et sub-equatorial N seront plus présents jusqu’à l’arrivée. Cependant les eaux chaudes de ces courants apporteront beaucoup plus d’humidité, avec un temps perturbé, de nombreux grains et des pluies quelquefois torrentielles. Les années d’El Niňo les cyclones sont aussi plus virulents dans l’E du Pacifique S, donc en Polynésie.
    • La Niňa a l’effet inverse, le courant de Humboldt est plus fort que les années normales et remonte plus au N de l’équateur. Le temps est beaucoup plus sec dans la région, avec souvent de graves sécheresses sur le NO du continent sud-américain et les Galapagos. Les années de La Niňa les cyclones sont beaucoup moins fréquents dans l’E du Pacifique S.
  • En ce début 2012, nous sommes sous l’influence de La Niňa jusqu’à la fin du printemps, d’après les prédictions du NOAA (voir le lien suivant pour leur prediction hebdomadaire, le Weekly ENSO update). http://www.cpc.ncep.noaa.gov/produc...

8 - Les prévisions de courants océaniques de surface

  • Il est désormais possible d’obtenir des cartes montrant les courants océaniques de surface, grâce aux données altimétriques transmises chaque mercredi par les satellites Topex/Poseidon/ Jason-1, Geosat Follow-On (GFO), et ERS/Envisa.
  • Il existe des logiciels qui permettent de télécharger ces cartes, tels que le programme OSCAR du NOAA, ou le logiciel NAVIMAIL de METEO FRANCE, tout deux d’accès gratuit.
    • A mon avis NAVIMAIL a plusieurs avantages sur OSCAR :
    • Il est plus convivial dans sa programmation des paramètres et dans la lecture des cartes obtenues
    • Il permet d’envoyer les cartes sous forme de fichiers GRIB, et de les recevoir à bord avec des systèmes tels que SAILMAIL, WINLINK, ou par téléphone satellitaire. Le fichier GRIB vous permet ensuite de visualiser avec MAXSEA les courants en sur-impression sur votre carte marine (MAXSEA traite ce fichier GRIB comme un fichier météo)
    • Il permet la programmation de ces envois, pour les recevoir par exemple quotidiennement par email
    • Il est en français
  • Les cartes sont actualisées :
    • Chaque mercredi, avec les données altimétriques hebdomadaires des satellites qui reflètent la position, direction et force réelles des courants
    • Les jours suivants, avec les données météorologiques disponibles pour la zone (vent, pression barométrique, etc..). Les algorithmes de calcul recalculant la position, direction, et force des courant en fonction des données météorologiques
  • Vous pouvez donc avant le départ de Panama, programmer NAVIMAIL pour recevoir quotidiennement une carte montrant la position, direction et force des courants sur votre route.
  • Néanmoins nous avons remarqué que si la direction des courants est assez correcte par rapport à nos observations en mer, la force des courants semblait toujours inférieure à ce que nous mesurions en mer.

9 - Le logiciel NAVIMAIL

  • Ce logiciel peut être téléchargé gratuitement depuis le site internet de METEO FRANCE
  • Certains des services qu’il permet d’accéder sont payants, mais les cartes de courants sont d’accès gratuit.
  • Une fois le logiciel installé sur votre ordinateur, vous pouvez donc demander des cartes et vous les faire envoyer par email.
  • La procédure est la suivante :
    • Démarrer le logiciel
    • A gauche de l’écran, cliquer sur l’onglet ‘’ Requête’’, puis ensuite sur l’onglet ‘’Grib’’
    • Cliquer ensuite sur ‘’ Sélection de la zone’’, pour sélectionner la zone pour laquelle vous voulez obtenir une carte de courants. Attention si vous sélectionnez une zone trop grande, le fichier GRIB sera très gros et difficile à recevoir par SAILMAIL ou WINLINK !
    • En faisant glisser le curseur vertical tout à gauche de l’écran, aller sur l’onglet ‘’ Modèle’’ en dessous de l’onglet ‘’ Sélection de la zone’’, puis sélectionner ‘’Mercator’’
    • ‘’Taille du modèle’’ permet de définir ensuite le maillage : vous pouvez mettre 0,5
    • Comme ‘’ Paramètres’’ sélectionner ‘’Courant’’
    • Pour l’onglet ‘’ Validités’’ mettre J0 et J+1.
    • ‘’ Déplacement’’, laisser cap et vitesse à 0
    • ‘’Automatisation’’ permet de programmer les envois automatiques des fichiers GRIB vers votre adresse email
    • Cliquer sur ‘’Envoyer’’
    • La 1ere fois, il vous sera demandé de vous identifier, mettre un nom d’utilisateur, mot de passe et adresse email à laquelle sera envoyé le fichier GRIB (c’est à ce moment là qu’il faudra par exemple mettre votre adresse SAILMAIL pour recevoir le fichier une fois en mer)
    • Finalement cliquer sur l’onglet ‘’Envoi direct HTTP’’ pour d’une part voir la carte de courant s’afficher sur l’ écran NAVIMAIL, et d’autre part recevoir le fichier GRIB dans votre boite email
    • Ouvrer ensuite ce fichier avec MAXSEA (en tant que fichier météo) et vous verrez les courants sur votre carte marine !

10 - Les filets de pêche dérivants

  • Il est fréquent de rencontrer de longs filets dérivants au large de la Colombie et de l’Equateur. Ils sont très longs et difficiles à voir, même de jour. Nous en avons ainsi rencontré 2 différents, le même jour, à 4h d’intervalle. Dans les 2 cas nous avons eu la chance d’être près d’une des extrémités du filet, marquée par un fanion, et il y avait aussi une panga (grande barque en fibre de verre avec de gros moteurs hord-bord) à proximité, pour nous avertir et nous guider. Les pêcheurs de la 1ere panga nous ont informé que leur filet faisait 4 miles de long, et nous étions par 1N41, 81W03, à 200 mn des cotes équatoriennes !
Bonne nav’ , Joël et Mandy sur S/Y Jomandy
UP


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