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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Articles > En navigation > Radeaux de survie > La mise à l’eau du radeau

Rubrique : Radeaux de survie

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La mise à l’eau du radeauVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Janvier 2012, (màj Janvier 2012) par : Négofol   

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La phase de mise à l’eau est délicate, surtout par gros temps.

Il est donc fortement conseillé de la préparer par une réflexion préalable détaillée et éventuellement de la répéter (sans aller toutefois jusqu’à la mise à l’eau réelle…).

Tout d’abord, l’abandon du bateau doit intervenir le plus tard possible : de nombreux exemples (Fastnet 79 notamment) ont montré que les chances de survie étaient aussi bonnes et même meilleures pour les personnes restées à bord de bateaux, même gravement endommagés et partiellement envahis par l’eau, que pour celles ayant choisi le radeau. Un instructeur m’a dit un jour : « n’embarquer sur le radeau que quand il faut monter dedans…. »

Les seuls cas où l’abandon doit être très rapide sont l’incendie généralisé et la voie d’eau très importante et incontrôlable.

La place du radeau de survie dans le bateau :

  • Une mise à l’eau facile :

Pour faire face à ces cas d’extrême urgence, il est nécessaire de prévoir un stockage du radeau permettant une mise à l’eau très rapide, même avec un équipage physiquement diminué. Ceci exclue donc le rangement au fond d’un coffre qui va demander vingt minutes à deux piliers d’équipe de rugby pour dégager le radeau et l’extraire…

Certaines solutions d’emport répondent à ce critère (par exemple radeau à l’extérieur du balcon arrière ou sur la jupe), mais le risque de voir le radeau emporté par une déferlante est réel. Ce point doit donc être mûrement réfléchi.

Heureusement, on voit apparaître de plus en plus sur les bateaux des solutions astucieuses et bien adaptées (par exemple Oceanis 31 ou SO 30i).

Un chiffre souvent cité est que la mise à l’eau doit être possible en 15 secondes.

Il convient aussi que cette mise à l’eau soit possible sans équipement supplémentaire (pas de sangle à couper ou même cadenas à ouvrir (vu !)).

Dans les autres cas, il est possible de préparer cette opération plus calmement, notamment de rassembler le matériel à emporter (grab-bag, balise, documents) et de le sortir dans le cockpit (en l’assurant par sa longe sur un point fixe).

La mise à l’eau proprement dite doit être effectuée au dernier moment, le risque de voir le radeau endommagé par collision avec le bateau étant important.

Si ce n’est pas encore fait, capeler les gilets de sauvetage.

Si ce n’est pas fait en permanence (recommandé) fixer la drisse du radeau à un taquet ou point d’amarrage solide (ça parait bête, mais il y a eu des exemples de radeaux jetés à l’eau et partis à la dérive…).

Le radeau doit être mis à l’eau sous le vent, en essayant d’éviter tout obstacle (par exemple gréement en cas de dématage).

  • La percussion du radeau :

La solution classique vue sur la plupart des films est de mettre le radeau à l’eau, le laisser s’éloigner et percuter la bouteille en tirant la drisse.

Une variante qui m’a été montrée par un instructeur est de délover la drisse à bord jusqu’à la marque d’alerte, en général à un mètre du bout (la drisse est très longue : 9 m mini pour la norme ISO, 12 m souvent), de l’assurer assez courte, puis de mettre le radeau à l’eau et percuter immédiatement : ceci permet d’éviter d’avoir à haler le radeau par la drisse pour embarquer, ce qui peut être très difficile vu le faible diamètre du cordage et la prise au vent du radeau si le vent est très fort (les démos sont rarement faites avec 60 nœuds de vent).

Monter à bord du radeau :

Il est possible que le radeau se gonfle à l’envers. Dans ce cas, un équipier doit se mettre à l’eau et le redresser comme un dériveur en saisissant la sangle prévue qui fait le tour du radeau et en montant sur la bouteille qui sera en bas de toute façon. C’est facile, mais encore plus si on l’a déjà pratiqué lors d’un stage…
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Ensuite, transférer le matériel dans le radeau (en l’assurant avant le transbordement par sa longe sur une sangle du radeau) et embarquer.
Les radeaux ISO sont sensés permettre d’embarquer en sautant dedans, à pratiquer cependant avec discernement.

Si l’embarquement se fait depuis l’eau, il y a débat pour savoir s’il faut faire monter en premier les plus faibles en les aidant depuis l’eau ou le plus costaud pour tirer les autres à bord : j’avoue ne pas avoir d’opinion sur le sujet.

L’embarquement terminé, s’éloigner rapidement du bateau et couper la drisse avec le couteau prévu (il est recommandé de se familiariser au préalable avec le couteau, en général non conventionnel..).

Lire la notice à l’avance est un plus certain. Certains constructeurs fournissent un CD ROM présentant le radeau et son utilisation, qu’on peut amener à bord pour montrer aux équipiers.

Faire une répétition d’évacuation n’est pas plus ridicule sur un yacht que sur un paquebot…

UP


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4 Messages de forum

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  • 13 janvier 2012 17:51, par Vent de Folie écrire     UP

    L’embarquement terminé, s’éloigner rapidement du bateau et couper la drisse avec le couteau prévu (il est recommandé de se familiariser au préalable avec le couteau, en général non conventionnel..).

    Tu es sûr que c’est la bonne manière de procéder ?
    A mon avis (et je pense aussi l’avoir lu ailleurs plusieurs fois) il vaut mieux attendre d’être sûr que le bateau va couler.
    On peut très bien rester amarré à une épave entre 2 eaux qui dérivera moins par rapport au point où on aura lancé le mayday et qui sera aussi plus repérable qu’un petit radeau par avion.

    De plus si jamais le bateau ne se décide pas à couler on restera à proximité des réserves de nourriture, d’eau douce, etc. ce qui rendra l’attente bien plus confortable.

    cordialement,
    Rémy

    Répondre à ce message

    • 13 janvier 2012 18:19, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Je n’en suis pas sur : je répète ce que disent les spécialistes et les notices d’utilisation qui semblent surtout craindre l’endommagement du radeau par des éléments du bateau ou les coups de rappel sur le bout. C’est certainement à mon avis la manoeuvre la plus sure par très mauvais temps (outre les mouvements relatifs imprévisibles, il y a un risque certain d’arrachement des points d’ancrage du bout côté radeau, vue la légéreté de la construction, avec gros dégâts à la clé...).ou en cas d’incendie. Dans les autres cas, je pense qu’il faut faire preuve de discernement.
      Par ailleurs, je pense avoir insisté sur le fait qu’il ne faut pas abandonner le bateau avant d’être certain qu’il va couler à brève échéance (ce que mon instructeur avait traduit « avant d’avoir les pieds dans l’eau ou le feu aux fesses... »).

      De plus, si le bateau est entre deux eaux, il risque de couler brutalement et, même si la ligne reliant le radeau au bateau est sensée casser avant de faire couler le radeau, ça ne doit pas être très agréable. Pour avoir essayé, couper cette remorque avec le couteau fourni demande un « certain temps »...

      Le radeau est muni d’une ancre flottante qui réduit fortement la dérive.

      Une exception évidente est le cas où le radeau est déployé depuis un multicoque chaviré pour abriter l’équipage : le multi est sensé demeurer à la surface.

      Répondre à ce message

  • 5 janvier 2013 13:23, par yvesD écrire     UP Animateur

    Retrouvé ce document du BEA-Mer concernant les conditions de stockage du radeau sur nos bords
    Je rectifie le montage de la drosse de percusion dès la prochaine visite

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