Pratiques et Techniques en Plaisance
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La nouvelle norme :
La nouvelle Division 240 a introduit d’importantes différences avec l’ancienne réglementation :
Au-delà de 6 milles d’un abri, l’emport d’un radeau est obligatoire, mais :
Le radeau doit être conforme à la norme ISO 9650, une homologation nationale apportant une sécurité supplémentaire quant à l’assurance de cette conformité.
Deux types de radeaux :
La norme ISO 9650 définit deux types de radeaux : hauturier (ISO 9650-1) et côtier (ISO 9650-2).
Les radeaux hauturiers sont répartis en deux catégories : groupe A (-15 à +65° C) et groupe B (0 à 65 ° C). Le groupe peut être choisi en fonction de la zone de navigation et de la saison. Un radeau groupe B peut être en théorie un peu plus léger et moins cher qu’un groupe A, mais la différence est faible et la plupart des constructeurs ne proposent que des groupe A.
Les radeaux côtiers sont une version simplifiée des radeaux hauturiers, prévus pour une navigation près des côtes par beau temps. On suppose que les secours pourront intervenir très rapidement.
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| Surface de plancher par occupant | |
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| Tente de protection | |
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| Fond isolant thermique | |
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| Récupérateur d’eau de pluie sur la tente | |
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Une nouveauté importante de la norme est que l’armement obligatoire inclus dans le radeau est minimal. C’est d’ailleurs le même pour les radeaux côtiers et hauturiers « - de 24 heures », à part 0,5 litre d’eau par personne en plus pour le radeau hauturier.
A savoir : une ancre flottante, un halin de secours à lancer, un couteau, une écope, un gonfleur, un kit de réparation, une paire de pagaies, deux éponges, deux feux parachute, trois feux à main, une lampe torche à piles, un miroir de signalisation, un sifflet, des comprimés contre le mal de mer et un sac à vomi par personne.
Certains constructeurs sont un peu plus généreux que la norme : par exemple Zodiac/Bombard prévoient une seconde lampe sur les radeaux hauturiers – de 24 h (photo ci-contre).
Pour une utilisation vraiment hauturière, la norme ISO prévoit un armement complémentaire en « grab-bag » séparé dont une liste minimale est donnée. En pratique, le contenu de ce conditionnement séparé peut être tout à fait légalement défini par le chef de bord et maintenu sous sa responsabilité, hors du circuit des visites de contrôle périodiques, ce qui apporte souplesse et économie.
Crédit photos : Zodiac
Le concept de radeau autoredressable est ancien, mais a été remis au goût du jour récemment par certains constructeurs, pour des raisons surtout marketing, semble-t-il.
Comment ça marche ?
Le principe est tout simple : des arceaux surdimensionnés maintiennent le radeau, s’il se gonfle à l’envers, en position « sur la tranche » et le poids de la bouteille de gaz de gonflage assure le redressement, comme pour un dériveur. En eau calme et sans vent, ça fonctionne fort bien. Ceci est vendu comme un remède à la crainte du plaisancier de voir, le jour venu, son radeau se gonfler à l’envers, occurrence assez fréquente dans mon expérience. Ce n’est cependant pas la panacée souvent présentée…
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Conclusion : le choix autoredressable ou non est votre, en se rappelant que redresser un radeau chaviré n’est pas difficile dans les petites tailles et qu’il vaut peut-être mieux placer la différence de coût en stage de survie…
Crédit photos : Sea-Safe
En fonction des renseignements ci-dessus et des conditions de navigation envisagées, il appartient au chef de bord de faire son choix.
Deux points doivent être considérés en particulier à mon avis :