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étancher un perçage dans du bois - Utiliser l’epoxy à bord 20 avril 2016 11:42, par yoruk

Utiliser l’epoxy à bord

On n’aura rarement à bord, les conditions d’utilisation idéales exigées pour l’industrie. En respectant quelques principes simples et de bon sens, on arrivera rapidement à des résultats satisfaisants la réalisation de la majorité des problèmes de collage ou de stratification à bord

1) Sécurité

  • Utilisez des gants
  • Travaillez dans une atmosphère ventilée
  • Ne préparer que de petites quantités nécessaires pour la durée de vie du pot, qui variera selon la tempéraure ambiante. En effet
    • Le mélange de résine et de durcisseur crée une réaction exothermique (qui dégage de la chaleur). Il faut toujours mélanger l’époxy en petites quantités, car plus le volume est important, plus la chaleur produite est élevée et plus la vie en pot et le temps de durcissement sont réduits. Un volume plus important conserve la chaleur plus longtemps, ce qui accélère la réaction et génère davantage de chaleur. A titre d’exemple, un mélange époxy de 200 g placé dans un récipient en plastique peut dégager une chaleur suffisante pour faire fondre le récipient.
    • Si un pot de mélange époxy commence à chauffer (exotherme), placez-le rapidement à l’extérieur. Evitez de respirer les vapeurs. Ne jetez pas le mélange époxy tant que la réaction n’est pas complètement terminée et refroidie

2) Conditions d’utilisation

A bord, vous disposerez probablement d’un baromètre électronique qui vous donnera les infos sur la température et l’hygrométrie. On admet qu’il ne faille travailler qu’avec une hygrométrie inférieure à 60% et une température supérieure à 18°. Pour veiller au point de rosé, il faudra laisser se rechauffer le support. On trouvera des conditions satisfaisantes entre 11H et 16H à mi saison, en France. A titre d’exemple pour une hygro 60% et temp 18°, le point de condensation sur le support sera de 12° et moins. Pour hygro 60% et temp 24°, le support devra être à une température supérieure à 17° (ref : Gérard Boulant, Osmose de bateaux en plastique, editeur C.M.EL)

  • Faire des test, si on manque d’expérience
  • Utiliser des seringues médicinales (10cc) pour affiner le mélange résine/durcisseur. On peut les réutiliser en les vidant, puis en remontant le piston vers le haut de la seringue. On prendra bien sûr la précaution d’identifier les seringues selon leur utilisation (R pour résine et D pour durcisseur)
  • Selon les types de travaux, on aura intérêt à choisir soigneusement son type de tissus. Pour des travaux structurels utiliser des mélanges de « mat » et de « roving » adaptés à la nature des travaux. Pour des travaux de ré agréage, utiliser de préférence des roving bi directionnels permettant une plus grande souplesse d’application , en particulier pour les courbes serrées (ce qui peut être le cas de Yves et de son tuyau...) Il sera bien plus facile d’utiliser ce roving croisé en rouleau.
  • On applique l’époxy au pinceau, au rouleau, au pad, mais aussi, et on y pense rarement avec un morceau d’éponge... On ébulle au rouleau ébulleur, ou, avec le doigt en tapotant, pour les petites surfaces.
  • Les collages se feront à l’époxy pur, les joints congés et les enduits, avec des charges, dont la nature et la concentration varieront selon les besoins. ils utilisent des termes parlants
    • Mélange non épaissi : dit « Sirop »
    • Mélange légèrement épaissi : dit « Ketchup »
    • Mélange moyennement épaissi : dit « Mayonnaise »
    • Consistance maximale : dite « beurre »
    • Accessoirement, si l’on ne trouve pas de charge, et c’est fréquent sur un bateau dans les pays lointains, on peut charger avec du talc ou de la farine, pour les enduits et avec de la silice pour les travaux structurels.

3) Stratification

On a intérêt à poser de multiples strats les plus minces possible. C’est la multiplication de ces strat qui assurera la solidité du sandwich.

  • Dans le cas du tuyau de Yves, il me semble que les laizes se poseront horizontalement, avec des raccords à gérer entre les lèzes.
    • Si le marin est courageux, après la pose de la première couche de multiples laizes, il laisse sécher, puis il comble les imperfections entre les laizes avec un enduit chargé (consistance beurre, ça doit le faire). ensuite... Il ponce, il ponce, il ponce... histoire bien connue.
    • Pour la deuxième passe, même technique, en décalant un peu la pose de la première laize, pour coivrir les intervals de la première couche
  • Temps de séchage : variable selon la température ambiante. On peut sur-coucher dès que la précédente couche devient à peine collante au toucher. Sinon, il faudra laisser sécher, puis poncer pour permettre la tenue mécanique de la couche suivante, c’est à dire : poncer, dépoussiérer, dégraisser et laisser sécher encore...

    Pour le reste c’est vraiment du bon sens, plus facile à faire qu’à expliquer... Le mieux est de faire des essais sur un martyr... Tant pis pour lui !!!

Michel

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