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Reportage sur la réfection d’un pont en teck 22 septembre 2014 21:07, par Nicodefreja

Bonjour et merci encore pour ces compliments,

En effet, depuis que ce chantier a été réalisé, je peux apporter déjà quelques retours.

Globalement, ce retour est très bon : la technique employée par Mounir est la bonne (supprimer les vis sur un pont collé à la 30/33), les lattes de pont ne bougent pas d’un poil. Je rappelle que les lattes de cockpit et de jupes, elles, n’ayant pas été posées avec la même technique, ont été recollées par Mounir (voir article)

Au chapitre du SAV, je ne déplore qu’une seule infiltration par un bouchon. C’est le seul endroit de tout le bateau. Mounir n’a pas eu le temps de passer pour le changer avant que je quitte la Tunisie, mais il m’avait laissé quelques bouchons au cas où. Je le ferai moi même dans quelques temps, ce n’est pas un travail difficile de changer un bouchon. Aucune infiltration entre les lattes, ce qui est le signe que le pont ne bouge pas, que ce soit suite à la suppression du vissage comme à l’absence de bandes de fond entre les lattes.

La seule remarque que je ferais, c’est sur l’emploi de l’iroko. Je ne recommanderais pas ce bois. Ce n’est pas de la faute de Mounir, car il m’avait laissé le choix entre importer un peu de teck, ou mettre de l’iroko, en me prévenant de la différence.

L’iroko est un bois qui fendille beaucoup plus que le teck. Curieusement, le phénomène se rencontre sur les pièces de petites dimensions, et les pièces en volume : la frise de la baille à mouillage n’a pas bougé (elle est simplement aujourd’hui d’une couleur légèrement différente du teck, mais ce n’est pas gênant), ainsi qu’une autre pièce plate en pied de hauban. A l’inverse, une petite pièce entourant la fermeture de la baille à mouillage, ainsi que les fargues des chariots d’écoute de génois, sont complètement fendillés. Les mains courantes de pont sont également assez fendillées.

C’est pour cette raison, m’en doutant un peu, que j’avais collé les bouchons des fargues et des mains courantes à la néoprène : j’avais l’intuition qu’il faudrait que je les reprenne plus tard. Je ne me suis pas trompé. Aujourd’hui je suis en Europe, il m’est maintenant beaucoup plus facile pour avoir du teck, ce n’est donc pas un problème, et ce ne sont pas des « reprises » bien difficiles ni couteuses ni fatigantes.

Enfin, pour l’entretien, je suis absolument ravi des produits que j’ai retenu : si le traitement est bien fait, leur durée d’action avoisine les 4 mois pour un état "sorti de nettoyage, à 6 mois où il commence vraiment à griser. Le bois garde une couleur très naturelle, et il n’y a pas de coulure sur la coque comme avec les produits trop gras genre huile de teck. Ils sont chers, mais maintenant en Europe je vais pouvoir les commander en gros conditionnement, donc réduire le coût.

Le seul problème est que maintenant je m’astreins à un nettoyage bi annuelle, à la gratte nylon en mouvement circulaire (le premier qui approche de mon pont avec une brosse ou un karcher, c’est un homme mort !). Il me faut pas loin de deux jours pour faire ça, et le bras est vraiment très douloureux après ça, c’est un travail pas marrant ! Mais ensuite, et après traitement, quel plaisir d’admirer un pont de 25 ans qui parait tout neuf .... :-)

Pour la petite histoire, j’adore voir les yeux des gens s’écarquiller quand ils nous demandent l’age de notre pont ..... :-)