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Les radeaux de survie 13 août 2012 14:15, par Robert

Je viens de percuter (dans ma cour !) une survie Bombard (8pl, classe 2, conteneur) arrivée à la limite d’âge des 12 ans de « l’ancien régime ». C’est la seconde fois que j’en ai l’occasion. La précédente, même modèle et marque, a été percutée il y a 10 ans, en 2002. Les deux avaient été révisées comme il faut, utilisées jusqu’à leurs 10 ans, mais conservées 2-3 ans à l’intérieur au domicile et donc sans révision en fin de vie, entre 10 ans et 12-13 ans.

Les progrès m’ont semblé perceptibles.

  • La première, achat en 1988, utilisée jusqu’en 1999, percussion en 2002, a vu divers collages (dont les valves de surpression) se décoller presque immédiatement au gonflage. Survie inutilisable. Le matériel inclus était affligeant. Le déclenchement a été galère : il a fallu la retenir en s’y mettant à 2 personnes, tellement la force d’extraction de la sangle était grande. On peut douter de la qualité des révisions.
  • La seconde, achat en 1999, utilisée jusqu’en 2009, percussion en 2012, a bien tenu au gonflage, les divers éléments structurels, boudins, plancher et toit, ont l’air corrects. Le déclenchement a été facile, presque trop, la sangle est sortie à force nulle, et la goupille de déclenchement n’a nécessité aucun effort particulier d’extraction.

Le point (partiellement affligeant) reste le matériel embarqué, compte tenu de son coût à l’achat et au remplacement à chaque révision.

  • Globalement de médiocre qualité, parfois cassé (écope), parfois dérisoire (les pagaies, la pêche, le couteau), parfois presque inutilisable (miroir de signalisation)
  • Un point plus positif : le « fascicule de survie », et des cartes « pilot charts » des courants océaniques de fabrication convenable pour un environnement mouillé, avec un contenu qui semble assez détaillé.

On peut en conclure que la nouvelle règlementation permettant de séparer le matériel embarqué de la survie est vraiment une bonne chose, en dissociant la qualité du radeau de la qualité du matériel embarqué, et en laissant à chacun de soin d’investir le coût du matériel embarqué à sa manière et en fonction de son programme.