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GPS Magellan 6500 : ça marche comment un GPS (dur, en gros) 4 avril 2021 14:57, par yvesD

As-tu moyen de lui donner un début de réponse, du genre « ta position actuelle est 43° N et 005° E » (et si ça marche pas essayer d’être plus précis avec 43° 17’ N et 005° 23’ E") puis de relancer le processus d’acquisition/découvert.

Avec les GPS des années 80 il était indispensable de renseigner une position de départ proche de la réalité histoire de lui permettre d’intuiter toutes ses éphémerides qu’il avait pu perdre.

Petit rappel : un GPS reçoit un signal qui est le mélange des signaux émis par tous les satellites audibles, le récepteur doit identifier chacune de ces composantes pour faire une bête calcul de pseudo distance entre lui et les satellites qu’il a identifié. Ca c’est trivial, 4 équations à 4 inconnues (X, Y, Z et T), le b a ba.
[faut préciser qu’un récepteur entretient localement l’heure qu"’il a extrait des signaux satellites, entretient qu’il fait avec un quartz à deux balles, l’heure maintenue reste valable ... quelques temps]

  • Un satellite qui n’a pas perdu la boule sait où il est et connais les éphémérides à pratiquer pour ’débrouiller’ le signal, en extraire autant de signaux pertinent qu’il y a de satellite en vue (il sait lesquels car il sait où il est et quelle heure il est), et de ces signaux extraire ce qu’il faut pour calculer la position (qu a très peu varié, tant qu’il n’a pas pris l’avion récemment) et de chaque signal propre à chaque satellite extraire les éphémérides qui ont d’ailleurs peu varié.
  • Un sateliite qui perd un peu la boule (la position mais pas l’heure, par ex s’il vient de prendre un marseille-dallas) peut recalculer cette position à partir de l’heure et des éphémérides précédentes.
    Un satellite qui perd bien la boule (éteint très longtemps) peut aussi perdre les éphémérides qu’il doit intuiter en faisant des hypohtèses sur le signal qu’il reçoit), par chance il maintient encore localement une heure pas trop incrédible.
  • Enfin un satellite qui a tout perdu (la position approximative, les éphémérides se satellites en vue, et surtout l’heure indispensable pour exploiter ces éphémérides) doit tout reclaculer.

De nos jour ce calcul est trivial : (en gros, en très gros) on fait 12 000 hypohtèses simultanées sur ce qu’on reçoit (lorsque le récepteur moderne est un 12 000 canaux), et si ça colle pas on décale légèrement l’hypothèse sur l’heure et on recalcule ces 12000 hypothèses, jusqu’à tomber sur une hypothèse (heure, satellites reçus) tellement crédible qu’on vient de réussir à reconstituer l’heure, le déphasage des signaux et l’origine (un par satellite) de ces signaux. On vient de déconvoluer (en un seul mot, STP) le signal reçu.

En 80 le nombre des canaux était tellement plus faible (me souviens même plus de ce nombre) que ce processus itératif pouvait prendre des jours (comme tu as pu le constater) voir même ne jamais converger (comme tu as pu le constater), d’où l’intérêt de lui souffler la réponse au moins approximative.

Bien sur wikipedia doit en savoir plus ;-)

yves.

PS : un bug a frappé les GPS vers 199X (ne sais plus), bug dit ’de la semaine 1024’ car ces gros nouilles (les concepteur du mécanisme GPS) avaient codé le n° de semaine sur 10 bit (2 puissance 10 = 1024, ergo). Vers cette époque ceux qui en était frappé acceptait de voir s’afficher une heure débile mais en gros ça marchait. En savoir plus avec gogol(GPS week 1024 bug).