Pratiques et Techniques en Plaisance  | Imprimer |  Fermer la fenêtre

Refaire un pont en teck - Traiter le teck de ses bancs de cockpit 26 février 2021 07:01, par yoruk

Traiter le teck de ses bancs de cockpit
Pour répondre sommairement à cette question :

  • les lattes de teck traditionnelles se présentes en planches incisées d’un « L » e part et d’autre. Ce sont ces incisions, face à face une fois les lattes posées, qui permettront la pose d’un joint de dilatation permettant d’amortir les modifications de volume du pont exposé aux variations de température.
  • pour la pose classique, les lattes de pont sont collées sous pression. Cette pression est généralement obtenue de deux façons
    • par pesanteur, en posant des poids sur les lattes calées et posées sur le pont pré encollé. C’est la meilleure technique, car elle ne blesse pas le pont. Mais, elle est limitée par le climat : il faut qu’il fasse chaud pour accélérer le collage, et il faut beaucoup de temps. En Turquie, où ces deux conditions sont réunies, les lattes sont posées, calées et encollées deux par deux, sous la pression de segments découpés de rails de chemins fer empilés. Chaque séquence de séchage dure 3 jours. Il faut des mois, pour poser un pont, mais, le travail est parfait, et le sandwich du pont totalement préservé
    • en Europe, où l’on compte son temps, la pression est obtenue par vissage des lattes sur le pont. Ce qui aura pour conséquence de percer et d’entamer le sandwich du pont. C’est un point de faiblesse stratégique. On y pare en rebouchant les trous de vis, du pont, une fois le collage assuré. Puis on pose des tapons (bouchons) sur les trous fraisés dans les lattes de teck pour le passage des vis. C’est le point délicat (800 trous à reboucher dans le cas du pont traité par Mounir). C’est aussi, hélas, le domaine d’intervenants indélicats, il est en effet facile de masquer un travail bâclé. On connait deux techniques de serrage par vissage
      • Les lattes sont percées, vissées pour le collage, dévissées une fois encollées, puis le trou de serrage sur le pont est d’abord rebouché, généralement à l’époxy ou au polyester, puis un fois sec ou rebouche, au tapon, la latte de teck. C’est long et c’est cher
      • La pression est donnée par un vissage entre deux lattes, une rondelle tenue par la tête de vis assurant la pression. Une fois les lattes encollées, on dévisse, puis on rebouche les trous au sika (ou équivalent) en posant les joints. C’est rapide, c’est plus esthétique (pas de tapons), c’est plus économique… à l’achat… Mais pas dans le temps C’est surtout la porte ouverte à beaucoup de magouilles dites « à pas cher »…

Liens utiles : deux articles sur PTP

  • http://www.plaisance-pratique.com/S...
  • http://www.plaisance-pratique.com/R...
JPEG