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lester la verge de l’ancre, ou non. 5 mai 2020 15:01, par yoruk

Merci Lysigée
Comme d’habitude, chacun fait comme il le pense. Or, connaissant ton parcours, je n’ajouterai rien. Cependant j’ai retrouvé une trace, ou un soir d’orage ça m’a sérieusement chauffé au derrière… Le 7 aout 2015, à lakka en Paxos. Je sais que tu y étais, nous revenions de Turquie, cap sur la Sicile. Tu n’étais pas à Lakka, probablement au port de Paxos.
Lakka est un superbe mouillage, très mal fréquenté. Beaucoup de monde soit en mouillage forain, soit avec des amarres à terre. Peu de place libre pour poser son ancre. On annonçait de l’orage, et le temps était lourd. Arrivé en fin d’après midi, peu de places libres, les italiens, qui sont chez eux, ici avaient tout surbooké. J’estime que si l’orage monte, on touchera du NE, à cause de la proximité des monts d’Epire tout proche. En conséquence, je mouille 50 m de chaine de 10 par 5 m de fond sur la côte NE de la baie, abrité par le petit épis d’un éventuel coup de NW.
Alors ça va très vite, l’orage est tombé brutalement avec des rafales furieuse de secteur S/SW. Il y a eu de la casse dans la baie, plusieurs bateaux coulés et même, hélas, un mort. J’avais enregistré ma trace et ses horaires, ce qui donne

  • à 21:42:08 le bateau commence à culer sous les rafales de S/SW. Bien que la baie soit bondée, je décide de reprendre le mouillage, pour ne pas retrouver au vent de la côte. Le temps de vérifier si ma vanne d’eau de mer moteur est bien ouverte, de vérifier sur mon ordinateur si ma trace s’enregistre bien, de vérifier autour du bateau s’il n’y a pas de bouts qui taiînent, puis de filer à l’avant pour virer la main courante, et de revenir au cockpit pour démarrer le moteur, et le sondeur hurle : moins de 1m50 pour lui. Même avec un pieds de pilote confortable, ça laisse pas chouïa de marge de sécurité
  • à 21:43:35 je décide de trainer ma chaine (je suis solo) vers des eaux un peu plus saines. L’alterne les « aller et retour » entre la barre pour faire route un peu, tout en remontant de la chaîne, avec des contrôles à la baille de mouillage, pour éviter qu’elle se mette en tas en bloquant le guindeau
  • à 21:46:13 je remouille un peu plus en sécurité, et je ne quitterais la barre qu’une fois passé l’orage. Dehors c’est la panique, les bateaux chassent, tout le monde hurle et s’engueule…

Alors, on n’est pas obligé d’aller à Lakka, on peut avoir une ancre meilleure que ma Delta 16 kg de l’époque… Néanmoins, j’y étais, avec cette Delta, mais même avec une ancre meilleure (c’est venus tout de suite après) : j’avais une minute et demi pour réagir sainement, et l’ensemble de la manœuvre a duré 4’05"… Voilà ce qui me fait dire que plus c’est simple, mieux c’est…

Michel presque déconfiiné (ça sent bon) à Riposto

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