Pratiques et Techniques en Plaisance
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Rappel : un diesel classique démarre toujours au 1/4 de tour, à condition bien sur que la compression soit suffisante (segmentation, étanchéité) pour élever l’air à environ 600 °C et qu’au point mort haut cet air soit enrichi de suffisamment de gasole bien vaporisé pour permettre la combustion et donc la détente.
la compression peut être insufisante si la segmentation est faiblarde et/ou si la batterie faiblarde n’entraine pas assez vite le moteur et qu’alors les fuites (segmentation) ont la possibilité d’agir négativement.
L’injection de gasole est bien sur impossible si la tirette d’arrêt du moteur est restée activée (pas si rare que ça, pas toujours visible). Impossible également si présence d’air en sortie de pompe HP (faut purger) ou si injecteur (ou injecteurs) défectueux (voir plus bas). Impossible d’une manière générale si le gasole n’arrive pas jusqu’aux injecteurs (en dévisser l’arrivée pour contrôler cette assertion) ou n’arrive pas en temps utile (beaucoup plus rare, pompe HP décalée ou bloquée, retour chez le diéseliste, envisager environ 1000 € pour recalage). Impossible également sur les diesel à préchauffage si le préchauffage n’a pas été effectif très récemment (une à qq minutes)
On peut contrôler approximativement un injecteur en le déposant et le soumettant à une pompe auxiliaire (environ 70 bar) pour observer (protections des yeux indispensables, ni repris ni échangés) la belle forme du nuage de gasole.
Si le moteur a pu démarrer, on peut contrôler successivement chaque injecteur en le desserrant froidement de la culasse : si (== celui pour lequel ...) le régime ne tombe pas (2-300 tpm) l’injecteur ne participe pas à la rotation, le suspecter fortement.
Relire le bouquin de Pallas (édition AETA) sur les moteurs marins diésel
Ceci dit, on peut supposer que le mécano, en injectant de l’huile dans l’air d’admission tente d’en injecter dans le cylindre pour parfaire la compression/segmentation (plus facile qu’en déposant chaque injecteur). C’est une astuce très classique sur les moteurs à explosions : on dépose une bougie pour déposer qq cl d’huile directement dans le cylindre, et c’est parti. A retenir pour les abominables moteurs qui équipent les tondeuses à gazon de plaisance en fin de vie.
la méthode ne serait pas adéquate pour nos moteurs, après quelque mois d’inactivité ?
Sur, mais penser aussi à la batterie en fin de vie qui n’entraine pas assez vite le moteur. Contrôler la purge et au besoin contrôler la présence de gasole à l’injecteur (et donc la tirette de stop)