Pratiques et Techniques en Plaisance
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A l’origine de la construction du Canal maritime de Corinthe, se trouve le besoin de sécuriser et de réduire la durée de la navigation pour se rendre de la Mer Adriatique à la Mer Egée. C’est dans ce contexte que des ingénieurs français et un général d’origine hongroise naturalisé italien, Istvan Türr, réalisent une étude géologique et élaborent le scénario de percement du canal. Après bien des vicissitudes, il faudra attendre 1893 Pour qu’il soit inauguré.
Courte attente, si l’on prend en compte le fait que les premières techniques de transfert des bateaux au travers de l’isthme de Corinthe, remontent au VIem siècle avant JC, en utilisant des bers roulant sur un chemin pavé nommé “diolkos” textuellement : “portage au travers”, et une tentative avortée de Neron de creusement d’un canal.
Aujourd’hui fonctionnel, long de 6 343 m de 24,60 m de largeur, 52 m de tirant d’air et de 8 m de tirant d’eau, il permet aux navires d’éviter un détour de 400 km autour de la péninsule du Péloponnèse. 11.000 navires, essentiellement des bateaux de plaisance, de transports de voyageurs et quelques petits cargos l’utilisent chaque année. Credit photo https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal...
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Les deux points d’accès sont clairs de tout danger, mais il faudra respecter les procédures et en particulier s’annoncer et attendre les instructions pour embouquer le canal.
Les ports et mouillages d’attente
En venant de l’ouest.
En venant de l’Est
Vents dominants
En été, très influencé par les thermiques, principalement de NW, pouvant virer au NE la nuit. Le canal, du fait de sa forme, est sujet à des rafales. L’accès Ouest par Posédhonia, peut s’annoncer dangereux par mer formée de W/NW. s’en inquiéter à la VHF, canal 11.
Courant
On trouve un courant alternatif significatif de 1 à 3 noeuds, dans le canal, sujet aux marées (marnage potentiel de 60 cm) les services portuaires annoncent des renverses toutes les 6 heures, mais en fait il sera plutôt sujet à l’influence du vent. Un balisage physique, indique le sens du courant aux entrées du canal (traité plus bas)
L’image ci contre, accidentelle et conséquence de l’éboulement du 26 février 2018, met en évidence la puissance du courant
Contacts
Ptéambule
La Société gestionnaire, se réserve le droit de refuser le passage à tout bateau jugé dangereux pour la sécurité.
Horaires
Un jour par semaine et de 06h00 à 20h00, le canal reste fermé à la navigation pour les travaux de maintenance. Ce jour de la semaine reste le même pendant longtemps et est déterminé par la Compagnie Actuellement, le mardi
Tarif
Paiement et contrôle
Les passages se font en sens unique.
Barrant le passage maritime, la plus part du temps
Le passage du canal suscite de la curiosité, quels que soient les bateaux :
Ils sont fatalement imbriqués, intimement liés aux intérêts, économiques. Peu de choses à cultiver ou à pêcher, ce qui limitait les ambitions des cités grecques. On l’a vu dès le 11èm siècle av JC avec l’aventure de Troie, qui était surtout une affaire de pillage, le but étant d’aller piquer le fric du malheureux Priam, riche de l’exportation de la métallurgie anatolienne, et certainement pas de venger l’honneur matrimoniale de Ménélas.
La fortune passera par la mer. On le verra avec Jason, qui ira chercher l’or en Mer Noire [1], on le verra aussi avec la colonisation de la côte anatolienne et celle de la grande Grèce.
Or, nous sommes dans une mer hostile, souvent inhospitalière, il fallait des plage pour sécuriser les bateaux en les tirant à terre. Mais aussi dotée de conditions météorologiques dangereuses. Les tempêtes d’hiver et en été le Meltem, que nous refusons d’affronter même avec nos bateaux moderne.
Si l’on compare les deux routes ci contre, il apparaît à l’évidence, que ce ne sont pas les 100 milles d’économie de route en passant par Corinthe, qui motiveront les grecs, mais bien la possibilité de pouvoir s’abriter. Pour ce faire, un obstacle : les 6 km de l’isthme de Corinthe. Les grecs savaient depuis toujours tirer les bateaux à terre. Ils s’attelleront à la création d’une voie « glissante » stabilisée pour traverser l’isthme, ce sera le “diolkos” textuellement : “portage au travers”. [2]
Si le temps comptait peu pour les civils, il en était tout autrement pour les marines militaires, qui avaient besoin de fluidité pour leur stratégie, ce que tentera Neron au 1er siècle après JC, qui échouera pour le percement d’une voie navigable, et ce que réussiront les grecs aidés des français en 1892, leurs intérêts stratégiques liés dans l’entreprise d’affaiblissement de l’empire Ottoman.
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