Pratiques et Techniques en Plaisance
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tirer un bord sur La Corogne pour éviter de se prendre un éventuel temps méchant plus au nord sur la route directe de Bretagne, ça me rappelle ce que je faisais il y 40 ans (la météo alors était vraiment affaire de spécialiste et de dictions de bonne gens) en revenant de Corse par situation mistraleuse : parti du cap Corse je visais Antibes ou Camarat, si le vent était trop fort je rentrais plus dans le golfe, et s’il était jouable (avec un muscadet, 6m sans le safran) je piquait plus sur Camarat. Très attentiste, et ça me menait souvent à Camarat.
Y a peu être la même chose à jouer dans ton cas précis (et avec iridium) puisque l’incertitude sur ces méchants temps de fin juin porte surtout sur leur septentrionalité. Ca consiste à partir tôt (pour éviter l’agravation de fin juin), viser Brest et si le temps devient trop méchant se rabattre à ce moment sur La Corogne sans trop rentrer dans le golfe (c’est à plus de 100M des côtes que les fonds remontent de 4000 à 200m et que commence les déferlements (dit la théorie, moi j’y ai jamais été). Voire même rentrer sur La Corogne uniquement lorsque (chaque fois que) le temps s’annonce trop méchant puis repiquer sur Brest après.
L’avis d’un vrai prévi ne serait pas du luxe avec en particulier le risque, si le temps avance plus vite que la mer (les 500 sont pas optimistes, ça devrait aller vite) le risque de trouver de la mer croisée après le passage de la perturbation. De toute manière la mer/houle ira plus vite que toi si t’as pas un 60 pieds. Mais c’est juste une idée de plus.
bonne nav.