Pratiques et Techniques en Plaisance
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Selon l’origine des courants (marée, autres causes) des outils de prédiction existent mais ne sont pas intégrés à ma connaissance.
La modélisation et des fonds marins et des mécanismes moteurs à permis au SHOM, depuis plusieurs années, de faire de la prévision entièrement numérique des marées et des courants de marées. C’est particulièrement vrai pour les côtes françaises et particulièrement pour la Bretagne Nord (l’annuaire le mentionne).
D’un autre coté le projet Mercator s’appuie sur une modélisation des phénomènes physiques (dont température et salinité) pour faire de la prévision de courant mais plutôt à une échelle océanique et à échéances de l’ordre des semaines. C’est très bluffant, des courants, y en a vraiment partout, plus encore que les GPS nous ont permis de nous en apercevoir (d’où a quasi impossibilité d’étaloner notre loch à aube si on ne dispose pas d’un port fermé)
Les vents sont aussi à l’origine de courant, un vent d’ouest soutenu et pendant des jours dans les bouches de Bonifaccio est ensuite suivi d’un courant portant à l’ouest (« la mer thyréienne peut se vider »).
De même des hautes pressions prolongées sur la mer thyréienne se traduisent par une baisse du niveau d’eau de 20 à 40 cm, et là encore suivie d’un courant de compensation pour rétablir le niveau.
Enfin, le détroit de Gibraltar est grand producteur de tourbillons de très grande ampleur (des centaines de km) qu’il laisse échapper dans l’atlantique ... permettant aux sous marin de se planquer sous des couches de salinités différentes ... et opaques
Tout ceci pour rappeler que des courants il y a en a de très nombreuses origines et qu’on est pas près, dans nos nav égéennes, d’en avoir des prévisions utilisables. Faut faire jouer notre bon sens, nos instructions nautiques et accepter les branlées.