Pratiques et Techniques en Plaisance
| Imprimer |
Fermer la fenêtre
|
|
37 04.9687 N 013 56.6479 E
Licata, grand port, s’oriente vers la plaisance. Un Giga projet touristique de 1500 postes. 265 places sont actuellement disponibles dans la marina di Cala del Sole.
Le port est réparti en 3 zones.
Marina di cala del sole (maj jan 2016)
Zone technique : aucune
Les handicaps actuels de la marina
Inachevée, donc incomplète elle souffre de quelques handicaps gênants
Les avantages
|
|
Clearance
Général
Difficile de parler de l’ambiance de la marina, sans se référer à son histoire récente (voire plus bas dans histoire et culture). En résumé, le port construit au XIXe siècle, a connu une grande activité, basée sur l’exportation des produits agricoles et du minerai de souffre de la région. L’arrivée d’une ligne de chemin de fer a entamé ses volumes liés à l’agriculture, la fermeture des mines de souffre a complètement ruiné son économie. Au début du XXIe siècle, les décideurs locaux ont cru pouvoir retrouver de la prospérité par le boom touristique, lié en particulier, à la proximité des trésors archéologiques d’Agrigente, tout proche et des magnifiques plages de sable de sa côte.
|
|
|
Ce que nous montre la communication à destination des terriens
|
|
|
|
|
Crédit photo : www.marinadicaladelsole.it/
Ce que découvrent les marins
L’ambiance en ville
Là, on va découvrir un autre monde, opposé et différent de l’ambiance un peu snob et surfaite de la marina. Rod Heikell, un peu méchamment écrit : “The city seems to specialise in bad baroque”. On a plutôt l’impression que la ville épargnée (relativement) par les séismes dévastateurs, n’a pas eu à se reconstruire. On baigne dans une ambiance bon enfant, appuyée sur une économie agricole prospère. Pas de bistrots clinquant et tape à l’œil, pas de fast food... On est en province, avec ses inconvénients et ses avantages. Parmi ces derniers : une phénoménale gentillesse spontanée...
|
|
|
|
|
Licata compte 40.000 habitants et ses origines remontent à la préhistoire. Le nom de Licata apparaît, presque dans sa forme actuelle, à l’époque normande, aux XIe et XIIe siècles.
Parmi les événements historiques marquant qui ont eu lieu sur le territoire de Licata, on relève :
Le port est utilisé depuis l’Antiquité. Simple abri sous la forteresse, il se développera sous l’influence de la demande exportatrice de la production agricole locale. Au XIXe siècle, son importance a considérablement augmenté, à la suite des guerres napoléoniennes, pour répondre à la demande exponentielle de souffre de la France et de la Grande-Bretagne. à la fin de 1857, le gouvernement, avait préparé un projet pour la construction d’un port plus efficace
le programme se réalisera entre 1888 et 1915, complété par le raccordement ferroviaire, avec les zones de mine de souffre. A cette époque la Sicile était le premier producteur mondial de souffre.
La concurrence du transport ferroviaire, pour les exportation agricoles, et le déclin de la production de souffre auront raison de l’activité économique du port. A la fin du XXe siècle, seuls quelques chalutiers, et la petite pêche locale l’utiliseront.
Lancé par l’expansionnisme d’Agrigente, et les visées de promoteurs immobiliers de Licata, le fantasme de l’aéroport aura des conséquences négatives sur le port.
Rêvé depuis 40 ans, mais lancé en 2007, le projet, coûtera 30 millions en études préliminaires. Initié par le potentiel touristique et archéologique d’Agrigente, il a été décidé d’implanter le site aéroportuaire sur Licata, moins exposé aux contraintes environnementales culturelles. Sur cet espoir, des entrepreneurs locaux se sont lancés, dont le projet immobilier sur la partie Est du port, s’étant sur 40 Ha dont 10 constructibles. Projet pharaonique, portant sur une zone commerciale et une marina intégrées dans un programme immobilier les pieds dans l’eau. En complément, et pour répondre aux besoins à venir, une unité de stockage de ciment implantera deux silos sur le môle central, silos défigurant largement et définitivement le site.
On a parlé d’un golf, on a construit sur le môle central une centrale de ciment fort visible... Le dossier, mal monté échouera en 2013, après que le conseil municipal de Licata ait repoussé le projet. On avait oublié que Licata est une riche région de production agricole, et que les propriétaires terriens locaux, n’avait pas besoin d’un aéroport, ni d’un golf... projets insensés pour eux, puis qu’ils leur bouffait leurs terrains. Or, ce sont eux qui votent, et ce sont eux, qui ont pris la municipalité, aux élections de 2013. Deux mois plus tard, le projet sera repoussé à la quasi unanimité.
Au résultat, rien n’est fini, sur le port. la marina est isolé du port, sans vie, dans un environnement immobilier inachevé et débilitant, nargué par deux silos de ciment polluants et inactifs.
On retrouve des traces très anciennes d’architecture rupestre, tout à côté de Licata.
|
|
On mange bien à Licata et les produits sont de qualité... Caractéristique, ce gros bourgs perdu du fin fond de la Sicile, possède deux restaurants sélectionné par le guide Michelin
Mais aussi, on trouve de très bon vins, entre autres
On trouve aussi des spécialités culinaires et des plats typiques