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traitement menuiserie interieure : comment je fais 5 janvier 2014 11:30, par yvesD

Voici comment je procède, ou comment j’envisage de procéder sur mes vernis intérieurs, très peu dégradés sauf là où les UV du soleil et/ou l’eau plus ou moins salée ont sévi :

  • ponçage au minimum pour ne surtout pas enlever le placage toujours très mince (0,6 ou 0,8, je crois) et une fois. Je n’ai pas encore utilisé le « vernis filler » de Yachtcare pour combler les craquelures du vernis de la table à carte sans avoir à atteindre le placage.
  • éventuellement, traitement des noircissements du bois pas lavage au sel d’oseille (acide oxalique) et rinçages nombreux puis ponçage très léger (400) pour rabatre les fibres qui se seront soulevé à l’eau. Si besoin (dépoussièrage, ...) on peu utiliser l’alcool à vernis qui ne lève pas les fibres. Ces noircissements, liés à des infiltrations d’eau (douce, mer ?) sont un vrai problème à traiter convenablement, je ne sus pas certain du résultat et n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante auprès des amateurs de vieux bois.
  • personnellement, je préfère les vernis, beaucoup plus durables, ou lasures (plus faciles à passer, sans remettre à nu). Mon actuel à longtemps profité de la lasure Cetol, maintenant plus disponible pour cause de directive reach. Pour les vernis, j’utilise ceux du ship (international schooner, pour lequel il existe un additif à matter, que j’ai utilisé avec satisfaction). J’ai des voisins qui ne jure que par le tonkinois (dispo en très petits conditionnements). Sur une pièce remise à neuf c’est 4 à 6 couches, de moins en moins diluées, avec additif mattant (entre 20 et 50% selon essais préalables, que je fais) pour la (ou les deux) dernières.
  • je ponce très légèrement (du 1200 à l’eau et à main légère) toutes les deux couches pour le vernis, quasiment jamais pour la lasure (sauf la première couche d’accroche)
  • la poussière est l’ennemi du vernisseur donc, aspirateur, aspirateur et encore aspirateur avant la première couche (et le coup de chiffon à l’alcool) et je n’hésite pas à abriter les surfaces horizontales (table à carte) que verticales (cloisons) par un film de poliane (housse de teinturier), au moins jusqu’à hors-poussière
  • bien sur, je lis la notice technique du produit : température, hygrométrie, temps de séchage et de surcouchage.
  • j’ai toujours fait ça au pinceau sans avoir de problème de traces de pinceau (mais j’ai la pince à épiler sous la main, bien sur), les vernis ou lasure que j’utilise se tendent très bien (à vérifier pour les autres) et la dilution progressive conjuguée à des couches très minces fait le reste, plus le léger ponçage intermédiaire. Je n’ai jamais pratiqué la « pattemouille » recommandée par http://www.copaindescopeaux.fr/vide... mais je l’ai vu avec intérêt.
  • les UV sont l’ennemi mortel des vernis (sauf si la notice dit le contraire, anti-UV), donc c’est (au désarmement) rideau l’été et bâche l’hiver car très larges fenêtres (pas hublots !). Les vernis anti-UV sont des bi-composants, semble-t-il.
  • c’est pas bien compliqué, surtout si on a le temps.